Des informations concernant le caporal Guilad Shalit, enlevé il y a près de deux ans par le Hamas près de la bande de Gaza, sont régulièrement communiquées par la presse. Malheureusement, si les spéculations vont bon train, rien ne se passe de bien encourageant sur le terrain et personne ne voit les pourparlers aboutir.
L'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter poursuit pour sa part la mission qu'il s'est fixée dans la région. Après avoir rencontré à Damas le chef du Hamas Khaled Mashaal, Carter s'est entretenu lundi matin, à Jérusalem, avec le ministre du Commerce et de l'Industrie Elie Ishaï, leader du parti orthodoxe séfarade Shass.
Au cours de cette entrevue, Carter a proposé à Ishaï de s'impliquer davantage dans les démarches entreprises pour faire libérer le caporal Guilad Shalit. Carter a prétendu, à ce propos, que la Syrie souhaitait voir les Etats-Unis jouer un rôle plus important dans les pourparlers entre les deux pays.
Carter a déclaré que selon le chef terroriste Mashaal, Shalit se portait bien. Il a ajouté que le Hamas serait disposé prochainement à envoyer une lettre de Shalit, écrite de sa main, aux autorités israéliennes.
Carter a encore indiqué à Ishaï: "Mashaal serait prêt à accepter de faire transférer Shalit en Egypte, dans le cadre d'un accord prévoyant la libération de "détenus" du Hamas". Mais, comme on pouvait s'y attendre, Mashaal n'aurait donné aucune date pour cette "transaction". Carter a précisé que "le Hamas était prêt à accepter la création d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967 et à reconnaître l'existence d'Israël en tant qu'Etat voisin".
Jimmy Carter a rencontré Mashaal à deux reprises lors de son séjour, en fin de semaine, à Damas. Selon des sources émanant du Hamas, les discussions auraient porté sur Shalit, sur l'ébauche d'un accord avec Israël et sur la réouverture du passage frontalier de Rafiah, entre Gaza et l'Egypte. Carter aurait proposé comme solution l'arrêt des tirs de roquettes et la libération de Shalit comme "signe de bonne volonté" de la part du Hamas. De son côté, Israël devrait selon lui s'engager à cesser ses éliminations ciblées et à libérer 400 terroristes, appelés dans ce contexte des "détenus sécuritaires". Noam Shalit a réagi à la rencontre Carter-Ishaï en déclarant que "comme les fois précédentes, il y avait toutes sortes de discussions mais il n'en sortait rien de concret".