Mahmoud Abbas vient de remporter une nouvelle victoire en obtenant d'Israël la libération de 200 terroristes du Fatah. La décision a été prise dimanche matin par le gouvernement, lors de sa réunion hebdomadaire.
Abbas, interviewé en fin de semaine par le journal en langue arabe Al Watan al Arabi, a déclaré notamment que "les Palestiniens avaient enregistré dernièrement des succès impressionnants dans le cadre de leurs négociations avec les Israéliens, en parvenant à convaincre Israël de revenir sur certaines de leurs positions importantes".
Il a indiqué par exemple qu'au départ, les Israéliens s'étaient formellement opposés à toute discussion sur le statut de Jérusalem ou sur les "réfugiés", lors des pourparlers, et n'avaient accepté de débattre que de questions touchant les frontières et les problèmes de l'eau. Et d'ajouter : "Mais nous nous sommes entêtés et avons exigé d'aborder tous les sujets liés aux négociations. Ils ont beaucoup hésité avant d'accepter nos positions et maintenant, nous discutons de tout".
Abbas, satisfait de la tournure des pourparlers, a affirmé que les Palestiniens devaient à présent "faire preuve d'obstination et réclamer l'application de leurs droits". Et de souligner : "Je me demande souvent s'il faut poursuivre les négociations ou s'il ne vaut pas mieux partir en guerre. Mais je le dis sincèrement : on ne peut pas faire la guerre et donc nous nous tournons maintenant vers la paix par le biais des pourparlers".
Abbas a ensuite attaqué avec beaucoup de virulence le chef du Hamas Khaled Mashal, qui dirige les opérations de l'organisation terroriste depuis Damas. Il l'a accusé notamment de "diffuser des mensonges sur l'Autorité palestinienne". Il a prétendu que les dirigeants du Hamas souhaitaient installer des émirats islamistes dans la bande de Gaza et ne cherchaient pas de "solution nationale", laissant entendre par là qu'ils ne voulaient pas la création d'un Etat palestinien selon les lignes directrices de l'OLP.