Les Palestiniens ont finalement obtenu gain de cause, ce qui signifie que le gouvernement a, une fois de plus, cédé aux pressions. Répondant favorablement à deux requêtes déposées à la Cour suprême par des Palestiniens, l'Etat a en effet indiqué qu'il accepterait de modifier le tracé de la "barrière" près de Maalé Adoumim.
Cette décision a été prise par le Premier ministre Ehoud Olmert et par le ministre de la Défense Ehoud Barak qui ont annoncé qu'ils feraient déplacer le "mur de séparation" de près de 4000 dunams afin de libérer des terres revendiquées par les plaignants.
La Haute Cour de Justice a examiné diverses plaintes déposées par des résidents arabes d'Abou Diss et d'Azariya, qui prétendaient que le tracé actuel leur bloquait la circulation, leur donnait l'impression d'être encerclés de tous côtés et les dépossédait de certaines de leurs terres.
Si le gouvernement a donné son accord de principe au changement de tracé, il n'a pas encore déterminé avec précision quelle serait la nouvelle ligne suivie par la barrière. Même le chiffre de 4000 dunams serait approximatif mais il est certain que la "barrière" aura un tracé différent.
Le conseil de la Paix et de la Sécurité a présenté un document dans lequel il a indiqué qu'il était "convaincu de la nécessité de cette "barrière" autour de Jérusalem et de ses faubourgs" afin de constituer un obstacle et d'empêcher le libre passage de Palestiniens sans contrôle d'aucune sorte, au sein de zones peuplées par des Israéliens ainsi que celui de terroristes ou l'infiltration d'armements à l'intérieur de la ligne verte.
Mais il convient de préciser que cette "barrière", qui suscite l'opposition des Palestiniens et des militants d'extrême gauche, n'est pas non plus du goût d'une certaine partie de la droite, qui la considère bien souvent comme superflue, voire même illusoire. En effet, lorsqu'on connait aujourd'hui les projets des organisations terroristes, il est clair que ce n'est pas une barrière - ou un mur - qui va les arrêter.