Si un journaliste occidental venait aujourd'hui à interviewer un leader du Hamas sur la signification du "Djihad", ce dernier lui expliquerait doctement et le plus sérieusement du monde que "ce terme est systématiquement mal compris par les opinions publiques occidentales, et que ce commandement du Coran est en réalité le dur combat intérieur que doit mener chaque Musulman contre ses mauvais penchants". Sourire rassurant du terroriste, satisfaction du journaliste, "Merci d'avoir accepté de nous recevoir..."
Et une fois le naïf reparti, le chef terroriste irait rapidement devant les micros afin de préciser (en langue arabe) à ses foules inquiètes que "non, il n'est pas devenu fou, mais il y a d'un côté ce que l'on pense et que l'on sait, et puis il y a le langage à tenir envers l'Occident...Dans la religion musulmane, on appelle ce double langage licite la "Taki'yah".
Une telle interview n'a pas eu lieu aujourd'hui, mais pas contre, le Djihad a bel été bien évoqué par Ismaïl Hanyeh lors d'un discours pour marquer les 39 ans de l'incendie de la Mosquée Al-Aqsa. Le chef terroriste a été on ne peut plus clair: "Jérusalem ne retournera pas aux Palestiniens par des accolades et des embrassades avec nos ennemis. C'est par le Djihad, le sang, les martyrs et la résistance armée que nous le réaliserons!"
Devant une foule nombreuse, il a tenu à rappeler à Abou Mazen que "les Palestiniens refuseraient tout accord avec Israël qui n'inclut pas Jérusalem, la Vallée du Jourdain et le retour de tous les 'réfugiés'". Il s'est ensuite adressé aux Arabes israéliens: "Les Arabes qui sont restés en 1948 sont nos représentants sur place et ils gardent nos lieux saints. Ils se trouvent dans l'antre de la bête. Nous leur envoyons toutes nos bénédictions en et premier lieu à leur leader le Sheikh Raed Salah'!"
Il a conclu en lançant un appel "à tous les Musulmans du monde à s'unir et se mobiliser pour défendre Jérusalem"